Cuisine bretonne

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Pensez à la Bretagne, pensez aux crêpes. Pensez encore. Il y a une richesse de saveurs et de variétés d’aliments pour tous les goûts.

Mais commençons par les crêpes. Il en existe deux types distincts : le blé noir et les variétés froment qui sont respectivement salées et sucrées. Le blé noir est du blé dur, qui n’est pas du tout du blé, et peut être consommé par les personnes allergiques au gluten.

Un peu de bière est parfois ajouté à la pâte, tout comme les œufs, mais ce n’est pas obligatoire. Ils sont ensuite cuits en crêpes mais beaucoup plus fines – cela demande un peu de pratique – puis servis avec du beurre salé, autre délicatesse bretonne. Dans les crêperies, elles sont recuites avec une garniture salée, le classique étant une tranche de jambon, un œuf et du fromage râpé. Les garnitures pour la variété sucrée varient de la glace à la banane, en passant par la pâte à tartiner au chocolat et la crème de menthe !

Certaines régions de Bretagne étaient très pauvres et la crêpe était un aliment de base de l’alimentation quotidienne, simplement mangée avec du beurre. Un autre plat traditionnel que vous ne trouverez probablement dans aucun restaurant est le yod kerc’h, une forme de bouillie d’avoine – une recette à base d’avoine, qui commence par des flocons d’avoine mais toute ressemblance avec du porridge s’arrête là.

Traditionnellement, la préparation était très longue. L’avoine était trempée la nuit précédente, puis les enveloppes étaient enlevées et passées dans un linge de mousseline pour égoutter l’eau restante, avant d’être mise à bouillir dans un chaudron sur le feu ouvert pendant plusieurs heures, tout en remuant avec un bâton de bois gardé juste pour cela. Parfois il était également utilisé comme rouleau à pâtisserie entre les périodes.

Une fois cuite, tout le monde se rassemblait autour du chaudron avec sa cuillère en bois et y rentrait en faisant un petit creux pour ajouter du beurre salé fondu. Ce qui restait séchait pendant la nuit et pouvait être coupé en tranches et frit – de nouveau dans du beurre salé – le lendemain. Le lendemain, il était frit, toujours dans du beurre salé, et souvent arrosé de ribot de laez, une variété de babeurre breton.
Les jours de fête, on y ajoutait parfois un verre de cidre.

Si vous êtes tenté de l’essayer, vous pouvez trouver le yod kerc’h dans certains supermarchés ruraux au rayon des produits réfrigérés – il ressemble à une brique marron clair. Il n’est pas mal frit et roulé dans quelques graines de sésame.

Étant un pays côtier, les gens qui vivent près de la mer ont tiré le meilleur parti du poisson et des fruits de mer. Le homard, les huîtres, les crabes et tous les autres crustacés sont d’une grande valeur et ne doivent pas être manqués. Si vous êtes dégoûté par l’idée de découper ou de cuisiner les petits crustacés de votre vivant, laissez votre conscience dans un bocal à la porte d’entrée du gîte, allez au restaurant, commandez un plateau de fruits de mer et dégustez-le avec une bouteille de muscadet.

Toute personne arrivant en Bretagne par Roscoff aura remarqué les champs d’artichauts autour du port. Ceux-ci étaient encore une fois un élément de base du régime breton. Bien qu’il soit souvent consommé bouilli avec du beurre, il existe aussi des recettes régionales plus originales comme les « Cœurs d’artichauts à la cervelle d’agneau ».

Et maintenant, l’andouille ! Cette friandise en forme de saucisse a été décrite comme le caviar des Bretons. Qu’est-ce qu’une andouille exactement ? Prenez d’abord un cochon. Enlevez les intestins dudit porc et lavez-les soigneusement. La préparation est assez longue et délicate. Il faut ensuite les saler, les rincer et les faire tremper très soigneusement pour enlever l’excès de sel, avant de les retourner et de les dégraisser, puis de les couper en longueurs assorties et d’y insérer un abats à l’intérieur de l’autre, du plus petit au plus grand.

Une fois ce processus terminé, le tout est fumé pendant plusieurs semaines, puis cuit dans de l’eau à laquelle on a ajouté du foin pendant quatre ou cinq heures. Dès qu’il a refroidi, il peut être consommé.

Il est généralement servi froid, coupé en tranches fines et accompagné de légumes ou simplement de pain et de beurre et d’un bon verre de vin rouge.

Des choses sucrées…

En dehors des crêpes, il y a des desserts vraiment savoureux. Le Kouign amann (littéralement gâteau au beurre) est un peu comme un gâteau à la crème mais sans les raisins secs. Le far breton est une sorte de crème aux œufs souvent cuisinée avec des pruneaux – bien meilleur qu’il n’y paraît.

La Bretagne en général est célèbre pour son caramel au beurre salé, et il existe de nombreuses sucreries et biscuits traditionnels pour tenter l’enfant qui est en nous, y compris les niniches de la région de Quiberon (sucettes au caramel dur qui se déclinent en plusieurs saveurs)

 

… et les boissons préférées

Il existe également quelques délices alcoolisés tels que chouchenn et cervoise.

Bien qu’elle ne soit pas strictement une boisson exclusivement bretonne, elle est devenue une spécialité, la cervoise étant une sorte de bière à laquelle on ajoute du miel lors de la fermentation.

Le chouchenn est une véritable boisson bretonne fabriquée d’eau, de levure et du miel, qui n’est pas différent de l’hydromel. Il glisse facilement et après un verre ou deux, on peut facilement comprendre comment les anciens Celtes se sont abîmés dessus avant de partir au combat.

Pour les costauds, il y a le lambig, un cidre distillé. Souvent fabriqué par des habitants du pays avec une licence, la qualité et le résultat final peuvent varier considérablement d’un lot à l’autre. Certains sont de la véritable eau de feu, mais un bon cidre est comme du velours liquide, c’est la garantie de réchauffer votre cœur après une marche rapide en plein vent côtier.

 

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