Lorient

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Parce que Lorient a été bombardée pendant la Seconde Guerre mondiale, puis reconstruit avec plus de précipitation que de goût, la ville a tendance à être négligée dans les guides touristiques.

Mais la ville portuaire construite pour faire face à l’Est – l’Orient – au XVIIe siècle a de quoi régaler ceux qui persévèrent.

En rôdant dans la ville, vous trouverez des boutiques, des restaurants de poisson (Lorient est le deuxième port de pêche français après Boulogne), des crêperies et des
des marchés traditionnels tous les jours aux Halles de Merville et aux Halles de Saint-Louis.

Mais la facette la plus intéressante de la ville se trouve peut-être à sa lisière : les enclos des sous-marins allemands du temps de guerre.

De 1940 à 1945, les pires cauchemars du premier ministre britannique Winston Churchill, qui a perdu contre les nazis, ont été causés par la bataille de la
Atlantique, dans lequel les sous-marins allemands ont failli étrangler la ligne de ravitaillement britannique en provenance des États-Unis.

La base principale des raids maritimes était Lorient – et les colossaux abris à l’épreuve des bombes (la plus grosse bombe alliée mise au point à temps pour être utilisée sur eux, la Tallboy de 10 000 livres, a à peine craqué le toit)
a assuré la sécurité des sous-marins en vue de leur réparation et de leur réarmement.

Aujourd’hui, les enclos des U-boots sont ouverts sur rendez-vous pour les visites de groupes de quinze personnes ou plus. Ils occupent un immense bâtiment carré et très laid en béton, érigé par l’organisation Todt à l’aide de main-d’œuvre esclave.

À l’intérieur, il y a une sensation étrange : une eau noire et vide où une demi-douzaine de bateaux étaient amarrés ; des ombres qui résonnent et s’étendent à l’infini dans un état de délabrement humide ; le lent écoulement d’une eau de pluie invisible.

Vous pouvez également organiser une visite du port en bateau. Avec le récent départ de la Marine française, qui a utilisé Lorient comme base pour, entre autres, des sous-marins nucléaires, une grande partie du port est triste,
air négligé, accentué par la mélancolie des coques rouillées des navires de guerre de la vieille flotte.

Il n’y a pas d’atmosphère d’abandon le long des quais de pêche animés, où des chalutiers biscayens courts, larges, gros et costauds se pressent contre les quais comme s’ils se préparaient à une nouvelle confrontation avec le pire que l’Atlantique puisse leur réserver.

Et cela vaut la peine d’aller voir les sternes fuligineuses qui voltigent et flottent au-dessus de l’eau.

Autour de Lorient

La Ria d’Étel, pour tous les goûts Une pierre de la moelle et du labeur de Lorient vous amène à la Ria, ou Rivière d’Étel, un coin charmant où chacun trouvera son bonheur : ornithologues, pêcheurs, plaisanciers, promeneurs, ou simplement des seaux et des bêcheurs à la recherche d’une plage.

Les rias abondent, le long de la côte bretonne. Le terme désigne un étroit bras de mer, formé au cours des millénaires passés lorsque la mer montante inondait une vallée.

Étel, la ville d’où cette ria tire son nom, se trouve sur la rive ouest, juste à côté de l’océan. Sa vallée noyée est d’une complexité inhabituelle, réputée pour sa beauté exceptionnelle.

Les ornithologues doivent y observer le grèbe huppé, le jarret rouge, l’huîtrier et toutes sortes de bécasseaux. Les randonneurs doivent s’armer de la fiche 0821 OT de l’Institut Géographique National (IGN) et établir eux-mêmes leur itinéraire.

Port-Louis, à l’embouchure de la rade de Lorient, est gardée par une citadelle construite non pas par les Français mais par les Espagnols, en 1590, alors que Philippe II soutenait le gouverneur de Bretagne contre le roi de France Henri IV, un protestant. La ville possède deux musées navals et un musée de la Compagnie des Indes.

Pont-Scorff, ville de pierre grise située au sommet d’une colline à dix minutes de Lorient, est un centre d’artisanat où les visiteurs (sauf le mardi) peuvent assister au soufflage du verre, à la fabrication de vitraux, au tissage de tapis, à la poterie et à la décoration céramique. Cherchez la Cour des Métiers d’Art.

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