Pontivy

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Une ville de contrastes : à côté du front de mer de Pontivy, une partie du vaste canal de Nantes à Brest, de grandes places se dressent dans la magnificence napoléonienne avec leurs marrons têtards et leurs grands édifices civiques.

En vous éloignant du canal, vous vous retrouvez en un instant dans la principale rue commerçante, qui s’étend à peu près du nord au sud et qui semble s’étendre sur des kilomètres, bondée de commerces et de voitures garées. Tournez vers le nord en suivant
les trottoirs étroits et ombragés, et en quelques instants, vous vous retrouverez au cœur pavé de la ville médiévale.

Ici, les places avec leurs bâtiments à colombages sont apparemment rasées là où les constructeurs d’origine avaient envie de les mettre, avec
aucune des planifications sévèrement ordonnées de la zone du front de mer.

C’est là aussi que se trouve la petite zone piétonne de Pontivy, où l’on peut faire des achats de jouets ou de jeux informatiques, s’asseoir devant une pizza ou une crêpe, ou simplement suivre son nez dans les ruelles tortueuses.

Le château de Pontivy se dresse au sommet d’un monticule vert, comme une pensée après coup, juste à l’extérieur de la ville principale. Il appartient toujours à la famille Rohan, dont le nom est toujours présent dans la ville beaucoup plus petite de Rohan, en bas de la route, sur les douces collines du Morbihan intérieur avec leurs pâturages, leurs forêts tranquilles et l’éparpillement de leurs anciennes fermes.

En partant de Pontivy vers le sud, en suivant le trajet du train touristique d’été d’Auray, vous vous retrouverez dans une campagne solitaire de collines abruptes et de routes sinueuses, au-dessus de la vallée avec son canal.

Les buses s’envolent au-dessus de vieux chênes, des hameaux oubliés se dressent à l’improviste sur l’épaule d’une colline. Les routes suivent rarement la ligne exacte d’une voie ferrée, car les routes montent et descendent là où les chemins de fer ne peuvent pas le faire.

Mais si vous suivez les chemins de campagne dans la direction générale d’Auray, vous arriverez bientôt au site du Castennec. Ici, une arête en forme de rasoir offre une vue saisissante sur la jolie ville de Saint-Nicolas-les-Eaux, le Blavet et le chemin de fer lui-même.

À l’horizon, vous apercevez la flèche de la chapelle Saint-Nicodème, avec sa fontaine étonnamment célèbre.

Les passionnés de chemin de fer et autres excursionnistes se régaleront dans le Morbihan. Chaque été, pour le bien-être de tous, l’association Parb’Er propose un programme de trains à unités multiples des années 1950-1960 qui vous emmènera d’Auray à Pontivy et retour, et surtout, vous fera remonter le temps…

L’association a un œil sur les passionnés du rail, mais aussi sur ceux qui souhaitent tout simplement voyager entre les deux villes historiques, en s’arrêtant à mi-chemin à Saint-Nicolas-les-Eaux, un joli village au pied d’une crête rasoir, où l’on peut faire de la randonnée, pique-niquer au bord du Blavet, faire une promenade en bateau, louer un pédalo ou un vélo, ou simplement siroter un verre devant l’Hôtel de la Vallée et regarder le monde passer.

Parb’Er a été créé pour restaurer une poignée de vieux trains et les mettre au travail sur le sentier touristique. Il a commencé en 2003 avec quatre services ; en 2005, seize sont prévus.

En 1949, le trafic passagers a été interrompu sur la ligne, mais celle-ci est restée ouverte au fret. Les modalités d’exploitation des trains touristiques dépendent
sur la liaison détaillée entre l’association et la SNCF, le service ferroviaire national. Au départ d’Auray, le train ressuscité parcourt quelques kilomètres sur une voie utilisée par le TGV en direction de Paris avant de bifurquer vers Pontivy, d’où la nécessité d’une coordination.

 

 

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