Saint-Malo

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Construite sur un rocher en position naturellement défensive à l’embouchure de la Rance, Saint Malo est une ville dont les racines remontent à l’époque pré-romaine.
La ville actuelle tient son nom d’un moine de l’abbaye de Llancarfan au Pays de Galles, du nom de Maclovius, disciple et compagnon de route de Saint Brendan. Maclovius était l’un des nombreux Celtes qui sont venus en Bretagne – alors connue sous le nom d’Armorique – pendant les temps troublés de la fin de l’ère romaine en Grande-Bretagne.

L’importance de Saint Malo en tant que port maritime s’est développée au XVIe siècle. La ville est située dans une partie stratégique de la côte française, le dernier port principal de la Manche avant la pointe de la Bretagne que tous les navires marchands de la mer du Nord et de la Manche devaient contourner, en allant vers le sud. Pour de nombreux navires entrant ou sortant de la Manche, St Malo était un port d’escale pratique pour embarquer ou débarquer des provisions ou des marchandises ; mais St Malo était également connue pour deux spécialités de navigation.

Corsaires et explorateurs

D’une part, elle est devenue célèbre comme repaire de pirates, ou de corsaires ; d’autre part, elle est devenue le premier port français pour les voyages de découverte du Nouveau Monde.
À l’époque où la piraterie était pratiquement un mode de vie accepté en haute mer, les corsaires de Saint-Malo étaient craints à juste titre par les navires marchands anglais ou néerlandais. Tout comme la reine Elizabeth encourageait Sir Francis Drake à piller et à piller les navires espagnols, les rois français étaient heureux de donner le même genre d’encouragement aux corsaires de Saint-Malo, dont beaucoup sont devenus des hommes riches grâce au butin de la piraterie.
Mais le marin le plus célèbre de Saint-Malo n’était pas un corsaire mais l’explorateur Jacques Cartier. Né à Saint-Malo en 1491, c’est de son port d’attache que Cartier part le 20 avril 1534 pour son premier voyage de découverte du Nouveau Monde, où il doit établir la « Nouvelle France » sur la péninsule gaspésienne du continent nord-américain, aujourd’hui partie intégrante du Québec. Lors d’un second voyage, Cartier remonte le fleuve Saint-Laurent jusqu’à un point où une colline s’élève sur la rive nord du fleuve. Il la nomme « Mont Royal »… ou pour utiliser l’orthographe phonétique de l’époque, « Mont Réal ». Cartier est enterré dans la cathédrale de Saint-Malo, et aujourd’hui, dans la vieille ville, il y a un musée, la Maison du Québec, consacré à la découverte du Québec.
Au XVIIe siècle, les remparts médiévaux de la ville ont été consolidés et étendus pour protéger Saint Malo des attaques terrestres ou maritimes, donnant à la vieille ville les belles murailles qui l’entourent encore aujourd’hui.
Malheureusement, les murs défensifs de Saint-Malo n’ont pas pu protéger la ville des bombardements de la Seconde Guerre mondiale, tant par les Allemands que par les Alliés, et une grande partie de la vieille ville a été réduite en ruines – mais pas les remparts. La reconstruction du vieux Saint Malo a été l’un des grands projets de restauration du patrimoine au lendemain de la guerre, et bien que le centre de la vieille ville n’ait pas été reconstruit comme il l’était auparavant, il a été construit de la même manière et dans le même style, sans aucun développement moderne inapproprié pour changer sa silhouette.

 

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